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La crise des subprime

Anticipation et Relativité

Anticipation et Relativité économique

La Théorie générale de la Relativité économique

Postulat numéro 1 :
Les seules causes à l'origine de la création de richesses se trouvent dans le Big-bang originel, l'Innovation, l'énergie cosmique et l'énergie humaine. Le Big-bang est l'Innovation par excellence d'origine extrahumaine provoquée par l'énergie et les forces cosmiques. Il a donné naissance aux richesses naturelles dont une partie se situe sur la planète terre et l'autre dans l'univers. L'Innovation de source humaine est mue par l'énergie humaine et la force de travail qui lui est associée. Elle est à l'origine de toutes les richesses passées, présentes et à venir créées par l'homme, nécessaires à la satisfaction de ses besoins.

Postulat numéro 2 :
Sans énergie, il n’y a point de mouvement. Quelle est alors l’origine de l’énergie humaine et quelle est la nature du mouvement qui anime et fait évoluer les activités économiques ?

Postulat numéro 3 :
La force de travail gouverne le mouvement imprimé aux activités économiques. Est-elle la seule ?

Postulat 4 :
En économie, il existe une multitude de forces qui façonnent l'apparition, la vie, la croissance et la disparition des entités, parmi lesquelles on distingue : les forces de rappel à l'ordre qui ramènent au point de départ après multiples oscillations, sans infliger de sanctions sévères, elles dissuadent et réduisent les écarts ; les forces de réaction qui sont coercitives ou punitives, elles infligent des sanctions dont la mesure est fonction du degré d'écart par rapport à la sagesse, la vérité, la justice, la liberté justement contrôlée, la raison ou la science ; les forces d'entraînement qui poussent inexorablement vers la recherche de l'efficacité, de l'excellence et de la croissance économique dans des conditions précises, et, permettent la réalisation des objectifs définis au préalable ; les forces d'apparition, de développement, de croissance et de maturation qui construisent ou reconstruisent un ordre économique et social nouveau et corrigent les erreurs antérieures ; les forces stratégiques qui déterminent et visent des objectifs à atteindre ; les forces de conviction qui renforcent la foi en la réalisation des objectifs visés ; les forces de destruction qui balaient ou écrasent un ordre économique et social ancien, imbibé d'injustices, de malhonnêteté et exempte de sagesse, de raison et de vérité ; les forces de réduction qui accompagnent l'expansion jusqu'à un point limite (la taille critique) au delà duquel tout enrichissement est vain ; le pouvoir qui est une concentration de forces au service du commandement pour bâtir les objectifs à viser (le pouvoir politique utilisera les forces politiques, le pouvoir économique utilisera les forces économiques (exemples : le tsunami financier qui est soit une force de réaction ou une force de destruction selon les cas, pour punir ou sanctionner les écarts, les moyens financiers pour investir), le pouvoir militaire utilisera les forces armées, le pouvoir judiciaire utilisera la force de la loi avec son corollaire les forces de sécurité (police, gendarmerie)) ; la puissance économique est une multiplication à l'identique en un certain nombre de fois de l'effet de croissance pendant plusieurs périodes successives et d'un facteur constant, ou bien le résultat du produit issu de différents effets de croissance pendant plusieurs périodes de temps successives, elle décuple les forces ; les forces démocratiques permettent au pouvoir de ne pas basculer dans la dictature ou l'inhumanité (par exemple les forces d'opposition)...

Postulat 5 :
L'énergie humaine trouve sa source dans le produit issu du Big-bang et dans l'énergie cosmique.

Postulat 6 :
Il n'existe point de démocratie interne sans démocratie externe. En d'autres termes, la démocratie interne et la démocratie externe constituent ensemble la forme la plus développée et la plus aboutie de la gestion démocratique de la vie en cité et de la destinée des peuples. Toute autre forme est une imposture, une dictature pouvant conduire ou tendre à tout moment vers le fascisme dans certaines conditions de "température et de pression". Le multilatéralisme est l'unique manière d'assurer la paix, le bonheur, l'enrichissement, la sécurité des peuples et des nations et la pérennité des espèces. Toute autre forme suscite incompréhension, humiliation et conduit toujours à un conflit destructeur.

Postulat 7 :
Il n'existe pas en matière économique ou de démocratie, de liberté et de sécurité sans ordre. L'absence d'ordre englue l'imagination de "substance" nocive et conduit au chaos.

Il n'existe pas non plus d'économie saine ou viable, qui ne tienne compte réellement de l'intérêt général de la nation et de l'intérêt global des peuples et de l'humanité. Toute autre forme est une razzia.

En matière de justice, toute injustice ou humiliation contient en elle les germes d'un conflit. Il n'est pas crédible, logique et juste de cautionner par la force une injustice et de s'octroyer ensuite l'autorité morale d'en condamner une autre, quel que soit l'état de sa puissance.

En matière stratégique, il existe une impossibilité relative de faire cohabiter deux "lions" sur un même espace, sans consentement mutuel. La lutte féroce qui s'ensuivra tôt ou tard sera soit victorieuse pour l'un et mortelle pour l'autre, ou alors une destruction mutuelle. Toute volonté de l'imposer par la force en y faisant abstraction est illusoire, irresponsable, démentielle ou sanguinaire. Si l'un des deux est un "léopard", il se mettra à l'abri avec sa proie et gardera une distance respectable. Si par contre un des deux est un groupe "d'hyènes", ils pourront par l'encerclement entraîner le chaos au sein d'un groupe de "lionnes" pour s'emparer de la "proie", mais en présence du "lion", ce dernier visera le chef et brisera son échine afin de disloquer le groupe et y installer le chaos.

Postulat 8 :
Tout conflit, doit être en priorité résolu par le dialogue. En effet, il est sans doute possible d'affamer des "moutons" ou des "gazelles", mais il est relativement dangereux d'exterminer le gibier pour affamer des "lions" ou des "tigres", car le moment venu, pour leur survie, ils entreront dans les "villages" pour y trouver leurs "proies".

Postulat 9 : Quelles sont les sources de l'Innovation ? (...)

Postulat 10 :
L'économiste relativiste s'intéressera de très près à la théorie générale de la relativité d'Albert Einstein et à ses évolutions, aux mathématiques et aux sciences de la vie et de la terre. Les systèmes éducatifs qui accépteraient cette théorie devraient permettre aux lycéens et aux étudiants d'avoir aussi une formation très poussée dans ces disciplines. Car, d'une part, la connaissance de l'origine de l'Innovation de source Big-bangaire par ces scientifiques est très avancée, et d'autre part, la théorie relativiste du Big-bang est la partie généralisante de celle de l'Innovation de source humaine.

Source : fr.yahoo.com

Enfin, la théorie de la Relativité économique existe depuis la fin des années 1990, les prévisions se sont révèlées justes et à la lumière de la crise des subprimes, elle va être mise au goût du jour et généralisée.

Extrait de "crise des subprimes et relativité économique"

Que doit-on faire pour éviter les surprises de mauvais goût ? L'alerte permanente, la vigilance, la veille stratégique et l'anticipation.

L'anticipation

L'anticipation est la capacité inhérente aux humains ou aux autres entités, politiques, militaires, économiques, financières, associatives, gouvernementales, administratives ou non gouvernementales, à déployer dans un laps de temps et le plus rapidement possible des stratégies gagnantes avant les autres. Son effet dépend du temps mis pour agir ou réagir et du degré de justesse de l'orientation stratégique empruntée. Le rôle de l'anticipation est essentiel pour la réalisation des objectifs des organisations, car elle permet de déterminer et de déployer les moyens les plus adaptés pour atteindre ou dépasser les cibles visées en fonction de l'évolution des paramètres environnementaux internes ou externes, sans attendre les effets de l'action ou de la réaction des autres ou de l'environnement extérieur, elle fait prendre une longueur d'avance et installe un écart stratégique entre l'anticipant et le(s) subissant(s). L'anticipant fonde sa conviction après décryptage d'un certain nombre de signaux d'alerte.

L'anticipation possède en elle deux parties complémentaires, la partie objective ou réelle qui s'appuie sur des connaissances scientifiques, encore appellée anticipation rationnelle, et la partie subjective ou imaginaire qui repose sur l'intuition, que nous nommons anticipation irrationnelle ou imaginaire. Le degré de rationnalité ou d'irrationnalité dépend des conditionnalités d'existence, de l'inné et de l'acquis, nous développerons amplement cette problématique dans la théorie de la Relativité économique, que nous défendons. L'absence de rationnalité ou d'irrationnalité biaise la qualité de l'anticipation et conduit à des prises de décisions dont le résultat attendu est soit en partie réalisable mais insuffisant, soit erronné ou inexistant. L'absence d'anticipation au sein des entités est une des causes essentielles de la multiplication des problèmes à résoudre et de l'amplification des difficultés à surmonter. Qu'en est-il de nos acteurs financiers ? (...).

Peut-on parler de la rennaissance de l'oeuvre de John Maynard Keynes ou de la fin de celle de Milton Friedman, Hayek ou autres ultra-libéraux ?

Ce qui est sûr, c'est que les solutions ne sont plus aussi simplistes que ne l'avançaient les chantres de la régulation absolue par le marché. La crise financière actuelle a de fortes chances de s'installer dans la durée et seule une vision réaliste et pragmatique est en mesure de faire bouger les lignes théoriques en y apportant des réponses concrètes aux questions que se posent les professionnels. L'intervention publique est nécessaire pour espèrer y mettre un terme à la crise des crédits hypothécaires, d'après une opinion du directeur de la Recherche économique et de la stratégie d'Exane BNP Paribas. Lors d'une conférence organisée par First Finance, Jean-Pierre Petit a soutenu que "les crises bancaires sont d'abord résolues par les banques elles-mêmes mais la collectivité doit souvent intervenir par une mutualisation des risques". Il ajoute que "les crises bancaires sont d'abord résolues par les banques elles-mêmes au détriment de leurs actionnaires, des salariés comme l'illustrent les destructions d'emplois dans le secteur aux Etats-Unis depuis la fin 2007 et des emprunteurs avec un resserrement des conditions de crédit". Jean-Pierre Petit aurait souhaité une réaction plus rapide et concertée des banques centrales et des autorités après le déclenchement de la crise des subprimes en juillet 2007. Il soutient que "l'intervention des banques centrales réduit les coûts de financement, favorise la pentification de la courbe et donc la rentabilité des banques, réoriente les investisseurs vers les actifs risqués et rassure les marchés". "Peu importe les montants", estime-t-il, in fine le contribuable intervient le plus souvent pour assurer la sortie des crises bancaires comme ce fut le cas lors de la faillite des Savings & Loans aux Etats-Unis, de la déconfiture des systèmes bancaires des pays nordiques et du Japon dans les années 90, de Northern Rock au Royaume-Uni ou des Landesbanken en Allemagne, tout récemment.

Dans ces conditions pour quelles raisons la collectivité n'interviendrait-elle pas pour sauver d'autres entités économiques ou secteurs d'activités qui se trouveraient dans des situations analogues ? Quelle serait la place de certaines institutions indépendantes au sein d'un Etat indépendant cohérent à la recherche de l'efficacité globale et de l'excellence dans une démocratie ? Ne vaudrait-il pas pour certaines parties d'un Etat de rechercher un renforcement des contre-pouvoirs au sein d'une autonomie réelle dans le fonctionnement, la décision ou la gestion ? Comment une intervention de l'Etat pourrait-elle être efficace et réellement bénéfique sans que son implication ne soit directe ? Quelle est la manière la plus efficace et la plus réaliste de penser l'efficience économique ou financière individuelle ou globale, pour mieux contrer ou anticiper l'apparition des dysfonctionnements dommageables à l'ensemble du système ?

Par exemple, Louis Gallois, président exécutif d'EADS dont l'entreprise a traversé une crise profonde récemment, souhaite une aide gouvernementale pour permettre au consortium européen d'aéronautique et de défense de mieux concurrencer son grand rival américain Boeing. Car dit-il dans une interview au Berliner Zeitung publiée samedi 24 mai 2008, "le soutien des gouvernements est un vrai sujet", "Boeing a reçu 800 millions de dollars de subventions du gouvernement américain en 2006 pour ses activités de recherche et technologie, selon des informations de l'Union européenne. Nous, nous avons dû faire avec 60 millions d'euros (94,34 millions de dollars) reçus des gouvernements européens" (usinenouvelle.com, fr.news.yahoo.com, boursorama.com du 25/05/08). Evidemment le rapport de force sur ce point est en faveur de Boeing, une entreprise d'un pays où l'ultra-libéralisme est roi.

Un autre exemple, une nouvelle loi agricole américaine augmente sans raison les subventions, et coûterait environ 60 milliards de dollars par an, en apportant des aides aux agriculteurs gagnant jusqu'à 750 000 dollars par an, dans une époque marquée par des cours record des produits agricoles. La loi limite les importations de sucre, empêche les fabricants d'agrocarburants d'utiliser de la canne à sucre et les encourage à utiliser du maïs, moins efficace économiquement et sur le plan environnemental. A cela s'ajoute le fait que le contrôle des importations de coton tire les prix domestiques bien au-dessus des niveaux internationaux et déprime les revenus des producteurs pauvres comme le Mali (lemonde.fr du 23/05/08). Ces subventions ne respectent pas la théorie de la main invisible d'Adam Smith, ni celle du prix d'équilibre obtenu par le croisement de l'offre et de la demande proposée par Léon Walras, conférant le pouvoir de fixation des prix au marché. La théorie des avantages comparatifs et de la spécialisation internationale de David Ricardo est aussi battue en brêche, les subventions prenant la forme d'un protectionnisme débridé, comme si l'absolutisme économique est battie pour protéger les avantages de la minorité des plus nantis et ruiner les plus faibles, pourtant plus nombreux. La théorie de l’avantage comparatif stipule que, dans un contexte de libre-échange, chaque pays, en se spécialisant dans la production pour laquelle il dispose de la productivité la plus forte ou la moins faible, comparativement à ses partenaires, accroîtra sa richesse nationale. Cette production est celle pour laquelle il détient un « avantage comparatif » (Wikipedia). On le voit avec ces deux exemples, malgré la bonne volonté des ultra-libéraux, leur souhait de vouloir transférer au marché la réalisation des missions qui le dépassent est démenti par l'expérience, car les subventions créent une distorsion à la concurrence, perturbent les mécanismes de fixation de prix et dénaturent l'équilibre sur le marché.

D'ailleurs l'OMC une organisation qualifiée par certains d'orthodoxe, a confirmé lundi 2 juin 2008 en appel la condamnation prononcée en décembre 2007, contre les soutiens des Etats-Unis au coton, ouvrant la voie à une possible demande de sanctions par le Brésil. L'OMC a considèré que Washington n'a pas appliqué une décision précédente de 2005, où les juges du commerce international avaient demandé aux Etats-Unis de réformer ces subventions. Selon le rapport des juges de l'OMC rendu public lundi 2 juin, "le programme de garantie du crédit à l'exportation (concerné) constitue une subvention à l'exportation". "Les Etats-Unis agissent d'une manière incompatible avec l'Accord sur l'agriculture en appliquant des subventions à l'exportation d'une manière qui entraîne le contournement de leurs engagements", ont écrit les juges (fr.news.yahoo.com du 02/06/08).

La théorie du Relativisme économique soutient que tout pouvoir exempte de sagesse, perd toujours la raison et la vue, et s'enfonce inéxorablement dans les méandres de l'injustice. Or, d'une part, la perte de la raison peut conduire à la folie, et, sous certaines conditions, une folie peut devenir meurtrière ; d'autre part, le manque de visibilité rend les actions engagées inéfficaces et parfois même illisibles et qu'à un certain degré d'insupportabilité, l'injustice peut conduire au chaos. Si l'on prend l'exemple de la grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le boeuf, on s'aperçoit que la recherche de la création de richesses par les individus, les nations ou les autres entités, ne peut se faire sans l'établissement de règles démocratiques de contre-pouvoir sur le marché pour limiter les abus. Car tout pouvoir, qu'il soit économique, financier, militaire, politique ou autre, fait naître des convoitises, et sans armure de défense, il peut tomber dans les mains des mafieux ou d'"apprentis sorciers" qui l'utiliseront assurément pour assouvir leurs envies, même les plus "folles", or le système mafieux limite le progrès, empêche ou retarde l'éclosion des "idées lumineuses" et encourage le développement du côté obscur des entités, laissant de côté la recherche de l'intérêt particulier dans le respect de l'intérêt général, encourageant au contraire la mise en place de systèmes favorisant l'intérêt particulier au sein de petits groupes dont le but est de maximiser leur seul profit, sans foi, ni règles. Ces glissements dommageables pour l'humanité, ont été déjà observés dans de nombreux pays où la corruption est devenue légion, et également dans les marchés où certains actes incontrôlés ont engendré des crises parfois aigües.

Le Relativisme économique est une théorie qui reconnaît le changement et l'adaptabilité comme des variables normales à intégrer, il prône l'intelligence des situations et conserve les grandes valeurs de l'effort et du progrès humain qui ont fait les grandes nations, mais il les extirpe de leurs illusions du laisser absolument faire qui portent en leur sein, les ingrédients nécessaires et suffisants pour créer tout le temps des monstres capables de faire prendre des risques inconsidérés à la collectivité, à des fins individualistes ou corporatistes, mais susceptibles d'anéantir d'un seul trait de plume l'immense progrès accompli par l'espèce humaine, et parfois même de la faire disparaître, la planète avec (...).

Comme les crises militaires, toute crise qui se développe sur un espace donné entraîne un enchaînement de conséquences incontournables. Les guerres désorganisent les structures sociales, économiques et politiques, elles font naître des crises humanitaires sous la forme de crises de logements, de crises alimentaires, de crises épidémiques entraînant des maladies, faisant surgir en même temps des virus, bactéries multiformes ou des maladies endormies. Une guerre, selon son intensité, sa durée et l'étendue de l'espace de belligérance, entraîne un enchainement de crises, ce qui nécessite plusieurs types d'interventions pour limiter l'étendue des dégâts. Il en est de même pour les autres crises.

Une crise bancaire, par exemple la crise des subprimes, selon son intensité peut tout aussi comme les crises militaires déclencher en se propageant, un enchaînement d'autres crises comme l'inflation, la dévaluation monétaire, le surendettement, les crises financières généralisées, les crises alimentaires, les crises énergétiques ou les crises économiques globales, surtout si à cela s'ajoutent d'autres genres de crises comme les guerres ou les catastrophes naturelles à répétition. L'existence d'une crise crée donc en même temps les conditions initiales d'apparition d'épiphénomènes associés et de catastrophes, dont l'ampleur des effets dépend de son intensité, de sa durée, de l'espace d'évolution et de la capacité à mettre en place les conditions nécessaires et suffisantes pour en limiter les dégâts et la propagation.

Les conditions d'apparition d'une crise sont triples, soit la crise apparaît après une période critique de bouillonnement où elle se forme avant de prendre forme, reconnaissable en décryptant les signes, soit elle est subite lorsque les conditions de formation sont instantanées et imprévisibles ou encore lorsqu'elle a été préparée dans le plus grand secret, sans laisser transparaître la moindre ombre pour bénéficier de l'effet de surprise. La première forme peut être évitée en décryptant les signes pendant la période de formation, la seconde et la troisième ne peuvent s'éviter qu'en se préparant à l'éventualité de leur apparition, afin d'esquisser des hypothèses sur les multiples cas auxquels l'entité est susceptible d'être confrontée et y apporter des réponses adaptées à chaque situation.

En ce sens, la théorie de l'anticipation dépasse celle de l'assurance et la complète. L'assurance envisage l'éventualité de réparer les dégâts après l'apparition d'une catastrophe, l'anticipation prépare les conditions d'évitement de l'apparition de la catastrophe, et passe de la situation de gestion des risques à celle de prévision des risques. Dans le cas de la crise des subprimes où les rehausseurs de crédits sont eux mêmes atteints, l'absence d'anticipation de l'évènement a forcément des conséquences économiques, financières et sociales dont la mesure réelle n'est pas encore connue et dépasse largement les chiffres annoncés. La prise en compte de l'ensemble des effets collatéraux éclairera encore plus sur les dégâts réels causés par la crise des subprimes. A ce propos, selon le cabinet américain Bridgewater Associates, un fonds spéculatif américain, l'un des plus grands gérants de hedge fund au monde, le gouffre de la crise des crédits hypothécaires (subprime) se révélerait quatre fois plus grand qu'escompté, à 1600 milliards de dollars, alors que jusqu'ici les banques n'ont comptabilisé en tout «que» 400 milliards de dollars de pertes. L'information a été relayée par SonntagsZeitung, stipulant que le fonds spéculatif serait arrivé à cette somme une fois calculées les parts sur un large échan-tillon de valeurs américaines basées sur le crédit, comme les hypothèques, les crédits à la consommation ou les cartes de crédit (tdg.ch du 08/07/08). Imaginez que ce soient des pertes du secteur financier, quelles seraient celles des autres secteurs d'activités ou de l'économie en général ?

Pour ces raisons, il est vrai que le marché a la faculté de fixer le prix, mais à contrario, il doit exister à côté des normes bienveillantes et des autorités de régulation et de surveillance aguéries pour veiller à chaque instant au respect de ces normes. Ces instances devraient être hyper informées, maîtriser les mécanismes de fixation, veiller à la qualité des produits proposés et à leur opportunité. Il n'est pas vrai que le marché en s'autorégulant satisfait à l'efficience économique globale, car des produits n'ayant pas la qualité nécessaire et suffisante et les qualifications requises peuvent être désirés, comme l'est la drogue, ils donnent l'illusion au consommateur ou producteur de satisfaire une offre et une demande, et aspirent une grande partie de l'épargne mondiale. Or quand l'effet extasiant prend fin, l'illusion cesse et ces produits dévoilent enfin leurs vrais natures et caractéristiques et cessent de fasciner. Il en est de même des produits dérivés innovants dont la sophistication à l'extrême leur a donné un pouvoir de nuisance maximal. Les ultra-libéraux ont en ce point tort de chasser du marché les autorités de régulation et de surveillance, car les mécanismes de la démocratie sont largement suffisants pour définir et montrer à chacun les limites de son rôle.

D'après le magazine allemand Spiegel du lundi 26 mai 2008, Warren Buffett, soutient que les Etats-Unis sont déjà en récession, "Il ne s'agit peut être pas d'une récession dans le sens où l'entendent les économistes (...) mais les gens en ressentent déjà les effets, et elle sera plus profonde et plus longue que bien des gens ne le pensent" a-t-il ajouté. Le milliardaire philanthrope, a également critiqué les institutions financières, leur reprochant d'avoir mis en place des instruments qu'elles "ne peuvent plus contrôler". "Le génie ne rentre plus dans la bouteille," a-t-il estimé pour qui les marchés financiers doivent être mieux contrôlés. Dans un entretien au journal El Pais, paru dimanche 25 mai 2008, Warren Buffet estime que les banques ont pris trop de risques dans le crédit hypothécaire, elles se sont trop exposées, et que les conditions générales dans le monde des affaires vont empirer, mais cela ne durera qu'un temps". Il a ajouté qu'il était "évident qu'il fallait plus de régulation". "Je suis étonné qu'avec tout ce qu'il s'est passé sur les marchés financiers, le chômage n'ait pas plus augmenté dans l'immobilier et dans d'autres secteurs" d'activité, a commenté Warren Buffet. "Je ne serais pas surpris d'une hausse du chômage dans les prochains mois", mais il souligne que le pire de la crise est passé, et que la situation ne va pas empirer sur les marchés financiers.

Même si la Tribune titrait qu'il n'y a pas eu d'avancées majeures dans la régulation mondiale, les 189 régulateurs mondiaux de l'OICV qui se sont réunis à Paris le 29 mai 2008 en conférence annuelle, ont souligné que pour la crise du crédit, beaucoup d'acteurs avaient cru que le gros de l'orage était passé à l'automne 2007, ils ont identifié quatre types de problèmes ayant conduit à la crise de défiance actuelle à l'égard des produits financiers structurés : hormis le rôle trouble de la notation de crédit, il y a les failles dans la transparence des marchés et des émetteurs et les "due diligence" que doivent effectuer les investisseurs, notamment les pratiques et structures des marchés de gré à gré d'obligations adossées à des actifs (ABS), qui sont plus vulnérables, les obligations d'information des émetteurs, l'impact de la crise des ABS sur les fonds communs de placement et la transparence du marché secondaire ; concernant la gestion du risque et la régulation prudentielle, le manque de modèles d'analyse des risques adéquats a poussé beaucoup de sociétés à se contenter des notes délivrées par les agences.

Les questions qui doivent en priorité être résolues par l'OICV sont, la gestion du risque de liquidité, les systèmes de contrôle internes des établissements financiers et des gestionnaires d'actifs, la gestion du risque par les acteurs de la titrisation et la transparence du hors bilan. L'OICV devrait préciser quelle est la valeur comptable dans le cas où la liquidité fait défaut et les conditions d'application du concept de juste valeur, malgré les critiques des banques contraintes à des dépréciations parfois colossales et la contestation des agences de notation, suite à un durcissement de leur code de conduite à l'égard de leurs principaux clients, les banques qui émettent les produits structurés. Cependant Michel Prada, président de l'AMF a précisé que les agences de notation auront le soin de mettre ce concept en oeuvre, refusant de faire un travail d'audit (La Tribune du 30 mai 2008, Les Echos du 30 et 31 mai 2008).

D'après l'OICV, le but n'était pas de corriger tous les nombreux dysfonctionnements mis en évidence par la crise financière, née à l'été 2007 aux Etats-Unis. Les membres de l'OICV se sont avant tout intéressés aux agences de notation, accusées d'avoir été incapables de mesurer les risques des subprimes, les crédits immobiliers à risque. L'OICV souhaite améliorer la transparence sur la méthodologie employée pour établir les notes de risques de crédits, ils veulent que les agences cessent toute activité commerciale annexe à la notation, sources de possibles conflits d'intérêts. Car les grands acteurs Standard & Poors, Fitch ou Moody's attribuaient parfois des notes de risques aux crédits d'une entreprise tout en ayant un rôle de conseil sur la façon de les présenter aux marchés et aux investisseurs. Or d'après Michel Prada, président du comité technique de l'OICV et de l'Autorité des marchés financiers (AMF) en France, la note attribuée par les agences de notation ne devrait en aucune façon être influencée. Les agences devraient être plus transparente sur la méthodologie et sur les changements de méthodologie, sur la gestion des conflits d'intérêts potentiels qui peuvent exister avec les clients, et doivent être un peu plus incisifs dans l'analyse de la qualité de l'information qui leur est donnée. Les agences de notation doivent également savoir différencier les notes qu'elles attribuent, qu'il s'agisse d'emprunts traditionnels émis par des sociétés, des villes ou des Etats ou encore, plus risqués, des produits structurées. Cependant, a-t-il poursuivi, les agences de notations sont des autorités indépendantes qui émettent des avis et des opinions. Les régulateurs comptent pour l'instant sur l'autodiscipline des agences ou des réformes réglementaires nationales.

Le CESR, qui regroupe les régulateurs européens, prône la mise en place d'un organisme international chargé d'enregistrer les agences et d'organiser leur surveillance. L'OICV a de son côté lancé des "groupes de réflexion" pour améliorer le fonctionnement et la transparence des marchés financiers. De nombreux domaines à l'origine de la crise échappent au mandat des régulateurs de marchés, comme, par exemple, les émetteurs de crédits à risques aux Etats-Unis, au centre de la crise. Un autre souci, d'après Monsieur Prada, est que l'OICV n'est pas pas un régulateur mondial, il est donc urgent d'améliorer la coopération internationale. Un protocole relatif à l'échange d'informations entre les différentes autorités sera soumis à l'approbation des membres d'ici à 2010 et "quarante-huit d'entre eux l'ont déjà signé" (lemonde.fr, easybourse.com du 02/06/08).

Juste quelques jours après la décision des régulateurs, l'agence de notation Standard & Poor's a abaissé la note d'Ambac et de MBIA de AAA à AA dans la perspective d'une baisse de l'activité de financement public et structuré et d'une diminution de la flexibilité financière, et elle place leurs notes sous surveillance avec implications négatives. Moody's Investors Service envisage également de retirer à nouveau sa meilleure note aux deux principaux réhausseurs de crédit américains, l'ayant confirmé au niveau "Aaa" en mars 2008, et placé début juin 2008 sous revue pour un possible abaissement. La raison invoquée par Moody's est l'existence d'incertitudes pesant encore sur sa solidité financière, et sur les émissions complexes qu'ils assurent, soutenant que la structure financière des deux groupes pourrait se révéler insuffisamment robuste, vu la dégradation de leurs marchés et les pertes potentielles sur leur portefeuille assuré. Le tripe A, leur est pourtant nécessaire pour trouver facilement des fonds sur les marchés financiers, afin de mener à bien leurs activités. Les notes de leurs holdings, Ambac Financial et MBIA Inc., ont elles aussi été abaissées, respectivement de "AA" à "A" et de "AA-" à "A-". Les deux groupes sont mis au défi de regagner la confiance du marché, après plusieurs mois de quasi-gel de l'activité de titrisation de dette, à la suite de la crise du "subprime". Jay Brown, PDG de MBIA a pourtant assuré que la situation financière de son groupe s'était plutôt améliorée depuis la fin février et la précédente confirmation par l'agence de la note "Aaa" du groupe. Ambac a également signifié qu'elle n'entendait pas lever de nouveaux fonds propres et que ses réserves financières devraient s'être renforcées de 500 millions de dollars à la fin du deuxième trimestre 2008.

Par ailleurs, les trois grandes agences de notation, S&P, Moody's et Fitch, fortement critiquées pour leur responsabilité dans la crise du "subprime", ont accepté de modifier leurs pratiques commerciales, a annoncé jeudi 5 juin 2008, le ministre de la Justice de l'Etat de New York, Andrew Cuomo. Standard & Poor's, Moody's Investors Service et Fitch Ratings faisaient depuis l'été 2007 d'une enquête des services de M. Cuomo, qui essayaient de déterminer leur responsabilité dans la crise, elles étaient accusées d'avoir par le passé accordé leur note maximale à des émissions adossées à des crédits immobiliers accordés à des emprunteurs peu solvables, alors même que la proportion de ces emprunteurs n'honorant plus leurs engagements s'accroissait fortement. Les investisseurs qui avaient acheté ces titres ont bien souvent enregistré de fortes pertes sur leur investissement, alors qu'ils le croyaient très sûr. L'accord signé le 5 juin 2008 entraîne l'abandon de cette procédure, a indiqué séparément Fitch. Il faut néanmoins espèrer que les décisions de ces agences soient désormais objectives et non pour contenter les régulateurs, car d'après Marianne, près de quatre-cinquièmes des produits financiers à l'origine de la crise des subprimes étaient affublés de la meilleure des notes, le "AAA", juste avant la catastrophe, c'est seulement en juillet et août 2007 qu'elles changent de méthodologie et commencent des mauvaises notes pour les crédits à haut risque, alors que la crise est déclarée depuis début 2007 (fr.biz.yahoo.com, romandie.com du 05/06/08, Marianne n0 581 du 7 au 13 juin 2008).

Venant apporter de l'eau au moulin de notre analyse, Charlie McCreevy, commissaire européen au marché intérieur, estime dans un discours, qu'il doit prononcer à Dublin, que les agences de notation financière feront l'objet de mesures de contrôle obligatoires de la part d'un organe européen de régulation, et cette nouvelle réglementation concernera les agences telles que Moody's, Standard & Poor's et Fitch, qui dominent cette activité. Ce dernier soutient que l'autorégulation a montré ses limites et que le code de conduite volontaire élaboré par les agences est insuffisant. Le nouveau code durcit l'environnement dans lequel travaillent les agences de notation mais il reste bâti sur le volontariat et Charlie McCreevy estime que des règles obligatoires doivent être édictées. "Je suis convaincu que des règles claires mais ciblées sont désormais nécessaires à l'encontre des agences de notation ayant une activité sur le marché européen des crédits structurés, ce qui inclut un agrément officiel, une surveillance externe et une meilleure gouvernance interne", juge-t-il. Cet agrément des agences de notation a été adopté en 2007 aux Etats-Unis, ce qui les place sous la surveillance directe de la SEC (Security and Exchange Commission, autorité américaine de régulation des marchés financiers) (lemonde.fr, usinenouvelle.com du 16/06/08).

Voici une histoire à raconter aux petits enfants. Les actionnaires, les salariés et anciens salariés actionnaires du Crédit Agricole ont reproché, lors de l'assemblée générale du groupe le 21 mai 2008 aux dirigeants de ce groupe d'avoir pris des risques inconsidérés, le cours de l'action ayant perdu près de 20% depuis le début de l'année, et plus de 40% sur un an, à cause de sa filiale Calyon, qui a perdu 4,5 milliards d'euros dans l'aventure des produits structurés de crédit, tout en reconduisant le mandat de son président, René Carron, qui a été renouvelé pour trois ans par l'assemblée générale, à laquelle assistaient près de 2.000 actionnaires.

Le directeur général Georges Pauget a répondu à un salarié actionnaire qui reprochait à la banque d'avoir tardé à informer le marché sur son exposition à ces produits, que "pour pêcher par défaut d'information, encore eût-il été nécessaire d'avoir ladite information et d'anticiper tous les phénomènes économiques que la plupart des acteurs n'ont pas anticipés". Or, ajoute-t-il "nous sommes là pour gérer, pas pour deviner". Une représentante des salariés des caisses régionales (environ 76.000 personnes) soulignera que "le volume des engagements pris par Calyon sur des positions risquées reste incompréhensible pour bon nombre de salariés".

Le président du Crédit Agricole indiquera enfin que "cette crise doit servir, mais évitons trop de jugement, car commenter l'histoire quand elle est faite, c'est un peu plus facile que de l'écrire". Un retraité du Crédit Agricole, qui dit avoir placé toute son épargne en actions de la banque, frappera les esprits en calculant que les 4 milliards perdus équivalent à "16.00O villas à 250.000 euros, soit toute une petite ville" (latribune.fr, lesechos.fr du 21/05/08).

Calyon, banque d'investissement du Crédit Agricole, a été mise en examen en tant que personne morale par un juge d'instruction parisien dans le cadre de l'enquête sur la tentative présumée de prise de contrôle du groupe français Eiffage par l'Espagnol Sacyr-Vallehermoso (SYV.MC), pour "complicité d'information fausse ou trompeuse" et "faux et usage de faux", en sa qualité de banque d'investissement pour avoir orchestré le rachat d'une partie des actions du groupe français par Sacyr en 2007. Anne Robert, porte-parole de Calyon, a déclaré n'avoir "aucun commentaire à donner" sur cette mise en examen. Le 15 avril 2008, deux juges d'instruction parisiens avaient mis en examen Sacyr-Vallehermoso en tant que personne morale et son PDG, Luis del Rivero, à la suite d'une plainte d'Eiffage accusant le groupe espagnol d'avoir voulu prendre le contrôle du groupe français de concert avec d'autres actionnaires espagnols sans avoir déclaré préalablement cette opération comme le prévoit le droit boursier. Le groupe avait été astreint à une caution de cinq millions d'euros. Le même jour, ils avaient levé le blocage des 33,32% des titres Eiffages détenus par Sacyr-Vallehermoso, soit l'équivalent de 1,8 milliard d'euros et le groupe espagnol est depuis sorti du capital d'Eiffage. Le 26 juin, saisie par Eiffage, l'AMF avait conclu à l'existence d'une action de concert entre Sacyr et six autres actionnaires d'Eiffage, et avait ordonné au groupe de déposer une offre publique d'achat (OPA). Le 2 avril 2008, la cour d'appel de Paris a considéré qu'il y avait bien eu action de concert entre Sacyr et six autres sociétés afin de prendre le contrôle du groupe Eiffage. Mais la cour ne l'a pas pour autant obligé à lancer une OPA (easybourse.com du 22/05/08).

Plusieurs actionnaires se sont également plaints de la dégringolade de l'action Natixis, qui a perdu près de la moitié de sa valeur depuis un an, les dirigeants de Natixis ont été pris à partie par des actionnaires sur la stratégie suivie et la prise de risque, jugée excessive. Un actionnaire a ainsi reproché aux maisons mère de Natixis, les groupes Caisse d'Epargne et Banque Populaire, d'avoir organisé un "grand battage" pour vendre à leur clientèle des actions Natixis lors du placement secondaire à l'automne 2006. Cet actionnaire, âgé de 76 ans, a indiqué avoir revendu presque tous les titres qu'il possédait, à l'exception de trois, pour pouvoir venir à l'assemblée générale exprimer son mécontentement. Natixis a fait état d'une chute de 88% de ses profits au premier trimestre, avec 431 millions d'euros de dépréciations d'actifs" et une perte de 145 millions d'euros, contre un profit de 289 millions au cours de la période correspondante de l'exercice précédent, dans ses activités de banque d'investissement, liées à la crise des "subprimes (lesechos.fr du 22/05/08).

Autrement dit, se passer des services de l'Intelligence Economique Stratégique et Compétitive s'avère risqué et même dans certains cas suicidaire. L'absence d'anticipation a plongé un Etat, la Californie au coeur du Tsunami.

MIESC Consulting : l'Intelligence au sens propre du terme.

MIESC Consulting, "l'Info dans l'info" : Maîtrise de l'Information Stratégique, de la Connaissance et des Nouvelles Technologies de l'Information et de sa Protection (NTIP).

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